Le marais dans
le corridor écologique

Le marais de Biestebroeck constitue un maillon essentiel du corridor écologique bruxellois, un enchaînement d’espaces naturels reliés entre eux au sein même de la ville.

Ce corridor fonctionne comme une trame vivante, reliant parcs, talus ferroviaires, zones humides, friches végétalisées, jardins, berges du canal, etc. Il permet à la biodiversité de se maintenir dans un environnement fragmenté par l’urbanisation.

Les corridors permettent...

la circulation de la faune ;

la dispersion des graines et pollens ;

le maintien de la biodiversité dans des milieux fragmentés par la ville.

Illustration du marais de Biestebroeck
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Le rôle d'un corridor écologique

Un corridor écologique est une continuité fonctionnelle fondée en partie sur la présence de l’eau : rivières, marais, zones humides, fossés végétalisés, berges ou anciens bras de rivière. Dans un environnement urbain imperméabilisé, ces zones jouent un double rôle : elles servent de passage biologique, mais aussi de réservoirs d’eau et d’humidité.

Ils ne sont pas seulement des lieux pour "les animaux" : ils participent à la lutte contre les îlots de chaleur, au stockage du carbone e t à la création de villes plus justes, plus habitables.

Ils assurent

une qualité génétique durable au sein des populations animales ;

des microclimats favorables au vivant ;

des refuges naturels lors des fortes chaleurs ou inondations.

Fonction du corridor

Un peu d’histoire du marais de Biestebroeck Le marais de Biestebroeck se trouve à Anderlecht, sur l’ancien site industriel dit « îlot Shell », en bordure du canal de Charleroi. Au XIXᵉ siècle, cette plaine alluviale faisait partie du lit du Broekbeek, un ruisseau de la vallée de la Senne.

L’industrialisation progressive (raffineries, brasseries, dépôts de pétrole) a transformé ce paysage humide en zone portuaire dense. Après la fermeture du dépôt Shell en 1994, le terrain a été assaini puis abandonné. Une dépression formée par les travaux s’est remplie d’eau : la nature a alors repris ses droits.

Depuis le début des années 2000, on y observe la résurgence d’un véritable marais : roselières, prairies humides, saules, peupliers, tritons, libellules et une trentaine d’espèces d’oiseaux y cohabitent.

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Histoire du site et retour d'une biodiversité

Le marais de Biestebroeck occupe l’ancien « îlot Shell », un site industriel abandonné après 1994.

Ce terrain, une fois libéré de son activité, a laissé place à un phénomène d’écologie spontanée : l’eau s’est accumulée, la végétation pionnière s’est installée, puis la faune a suivi.

La nature n’a pas été "plantée" ici : elle est revenue d’elle-même, guidée par l’eau, le vent, les graines, et le corridor déjà présent.

On y observe aujourd'hui :

des roselières et prairies humides,

des saules, peupliers et herbacées locales,

des tritons, libellules, batraciens,

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le marais comme trame bleu
du canal

Le marais de Biestebroeck s’intègre dans la continuité écologique du canal de Bruxelles, un axe hydrologique majeur reconnu comme passage naturel pour la faune aquatique et terrestre. Il met en relation un ensemble de zones humides, de friches végétalisées et de parcs qui forment une succession de stations biologiques nécessaires aux déplacements des espèces.

Ce corridor relie le canal, qui en constitue la colonne vertébrale, le Parc Forestier, le Parc Crickx, les talus ferroviaires de la ligne 28 ainsi que la Plaine des Goujons et plusieurs terrains en reconversion. Chaque espace joue un rôle complémentaire, que ce soit pour offrir un lieu de repos, de reproduction ou d’alimentation.

Un enjeu urbain, social et climatique

Le marais de Biestebroeck illustre le potentiel de renaturation en ville : un ancien terrain industriel peut devenir un espace écologique, un régulateur climatique et un lieu de respiration sociale. Mais cette continuité reste fragile, menacée par la disparition des friches, la pression immobilière, l’artificialisation des sols et les effets du changement climatique.

Préserver le marais, c’est préserver la circulation des espèces à travers Bruxelles, renforcer la résilience d’une ville dense et offrir aux habitants un paysage vivant, accessible et éducatif. Un corridor écologique n’est pas toujours visible à l’œil nu, mais il se ressent dans la fraîcheur de l’air, dans la présence d’ombre, d’eau, d’oiseaux ou d’insectes.

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