Dans les zones urbaines sans végétation, les surfaces minérales accumulent la chaleur et empêchent le rafraîchissement nocturne. Lors des canicules, la température peut y être jusqu’à 10 °C plus élevée, augmentant les risques d’insolation, de déshydratation et de troubles cardiovasculaires.
Quelques arbres ou espaces verts ne suffisent pas à compenser l'effet d’îlot de chaleur urbain. L’absence de zones humides et la faible densité végétale limitent le refroidissement par évapotranspiration, et n’offrent qu’un confort limité lors des fortes chaleurs. À Bruxelles, les quartiers les moins végétalisés restent 3°C plus chauds l’été.
Lorsque la végétation (arbres, pelouses, zones humides) occupe la moitié du quartier, on observe une régulation thermique efficace. L’humidité générée par l’évapotranspiration et la capacité des sols végétaux à stocker l’eau réduisent la température locale. Ce sont des espaces de refuge lors des canicules et favorisent la biodiversité urbaine.
Les quartiers où la nature prédomine bénéficient d’un rafraîchissement maximal: l’air y reste plus humide et plus frais grâce à la présence d’espaces bleus (points d’eau, zones humides) et à l’ombre fournie par une végétation dense. Ces espaces améliorent le bien-être des habitants et procurent des lieux de détente lors des vagues de chaleur.
Les parcs, forêts urbaines et plans d’eau améliorent la santé et la qualité de vie en ville en régulant la température, en augmentant l’humidité et en favorisant la biodiversité. Une zone humide de plus d’un hectare peut réduire la chaleur urbaine jusqu’à 10 °C par rapport aux zones minéralisées.